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Isoler une maison ossature bois

Construire une maison bois c’est faire le choix d’un matériau de structure spécifique.

Madriers empilés, colombages, poteau-poutre, murs monolithes, peu importe la technique, c’est le matériau de base et les objectifs recherchés qui sont déterminants. Un matériau isolant, au-delà de l’isolation, implique une hygrométrie, des flux de vapeur, une électricité statique, un électromagnétisme, des dilatations, …

A performance isolante équivalente, il faut préférer un isolant dont les caractéristiques physiques générales seront proches de celles du matériau principal.

Naturellement un matériau d’origine végétale

Un isolant d’origine végétale permet d’associer aux murs porteurs un matériau proche en électromagnétisme, électricité statique, hygrométrie et dilatation.

Le panel est large :

  • laine de bois,
  • laine de lin,
  • laine de chanvre,
  • laine multi-composants (mixtes bois/cellulose, chanvre/cellulose …)
  • coco,
  • foin,
  • paille,
  • liège
  • chènevotte de chanvre,
  • ouate de cellulose,

Ça change quoi ?

Une maison, au-delà de son architecture, doit respecter l’environnement en général et celui des occupants en particulier.

Environnement en général

environnement

Tous travaux engendrent un impact sur l’environnement :

  • visuel,
  • énergie grise,
  • bilan carbone,
  • gaz à effet de serre,
  • durabilité,
  • recyclage.

Faire le choix d’un isolant d’origine végétale, c’est :

  • s’inscrire dans le renouvelable,
  • ménager les ressources fossiles,
  • limiter les gaz à effet de serre,
  • piéger du carbone à long terme,
  • parier sur la durabilité,
  • prévoir le recyclage des matériaux le moment venu.

 

Environnement des occupants

environnement-occupantsComme un corps humain, une maison respire, transpire et doit avoir une température stable.

Un humain respire grâce à 2 organes :

  1. ses poumons (ventilation mécanique),
  2. sa peau (respiration passive).

Une maison respire aussi grâce à 2 organes :

  1. son système de ventilation,
  2. ses parois extérieures,

 

Faire le choix d’un isolant végétal dans une maison à ossature bois c’est favoriser :

  • les échanges gazeux au travers des parois,
  • la régulation de l’hygrométrie ambiante,
  • la régulation de la température.

Fonctionnement

Vapeur d’eau :
Les matériaux d’origine végétale ont la capacité de stocker l’eau sous forme de vapeur (exemple : la ouate de cellulose peut stocker 20% de son poids en eau-vapeur sans perte de performance).

diagramme de Moller

Diagramme de Moller – cliquez sur l’image

C’est très important pour les raisons suivantes :

  • un isolant fibreux (laines de verre, roche, bois, lin, chanvre, le liège, …) isole par emprisonnement d’air dit captif,
  • on chauffe quand il fait froid dehors, donc avec un delta de température important,
  • le volume chauffé est maintenu fermé,
  • les occupants génèrent de la vapeur d’eau (respiration, cuisine, toilette, vaisselle, …),
  • l’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau que l’air froid,
  • l’air intérieur, chaud, est légèrement plus dense que l’air extérieur, froid,
  • une migration s’opère, de l’intérieur vers l’extérieur,
  • le delta de température engendre un refroidissement lors de cette migration,
  • le choc thermique se produit principalement dans l’isolant,
  • la vapeur contenue dans l’air migrant se condense (illustration ci-contre),
  • l’eau liquide remplace l’air dans l’isolant,
  • il perd beaucoup de ses capacités …
  • … d’autant plus dommageable que le phénomène sera amplifié par temps froid … au pire moment!

Faire le choix d’un isolant à forte hygroscopie c’est parier gagnant !

Déphasage :
C’est le temps nécessaire à une calorie pour traverser un matériau. Plus il est long, meilleure sera l’isolation d’été. Il a également une influence certaine l’hiver.

Quel isolant ?

De nombreux isolants d’origine végétale sont disponibles.
Hors affinité (habitude d’emploi, conviction …), le choix final se fera sur quelques critères objectifs :

  • performances reconnues (lambda et déphasage),
  • impact environnemental (énergie grise, bilan carbone, …),
  • coût,
  • facilité de mise en œuvre,
  • taux de remplissage optimal.

Analyse selon les critères ci-dessus

Performances reconnues : elles sont, pour les principales familles (laines de bois, de lin, de chanvre, ouate de cellulose), très proches les unes des autres.

Impact environnemental : faible avec un avantage à la ouate de cellulose sur le plan énergie grise,

Coût : les contraintes générées par la RT 2012 ont lissé le coût d’emploi des matériaux fibreux (d’origine végétale ou minérale). Avantage aux matériaux vrac,

Facilité de mise en œuvre : les panneaux ou rouleaux nécessitent un temps long et beaucoup de soin lors de la découpe. Les laines de lin et chanvre sont assez difficiles à couper.

Taux de remplissage: avantage aux isolants en vrac.

Bon sens : la meilleure performance est la résultante d’une conjugaison : performances intrinsèques / qualité de remplissage.

L’isolant gagnant

Selon contraintes ou objectifs spécifiques :

Utilisation courante (sol hors besoin de compressibilité, murs, toit) :
La ouate de cellulose en vrac.

Utilisation conjointe contreventement/isolation :
La laine de bois en panneaux spécifiques (contreventement). Pour limiter le coût, combinaison possible avec une insufflation de ouate de cellulose.

Utilisation conjointe pare-pluie/isolation :
La laine de bois développée à cet effet. Pour limiter l’impact financier, combinaison possible avec de la ouate de cellulose.

En milieu très humide : liège.

Si besoin de compressibilité (sous parquet flottant, en « sarking ») :
laine de bois adaptée à ces usages.

Le grand gagnant : La ouate de cellulose en vrac

ouate de cellulose

ouate de cellulose

CQFD: quel panneau ou rouleau aurait permis un tel résultat?
(ici ouate de cellulose projetée humide)

3 techniques de mise en œuvre :

  • soufflée à l’air libre (combles, planchers)
  • insufflée sous pression en caissons fermés,
  • projetée humide.

L’utilisation d’une machine spéciale est vivement conseillée (s’en passer est une fausse économie : plus de matière, moindres performances).
Pour l’insufflation sous pression le recours à un professionnel formé est très vivement conseillé.
Le travail se fait à l’aveugle et seule une parfaite maîtrise de la technique permet une mise ne œuvre optimale, gage de performances réelles et de tenue dans le temps.
La mise en œuvre par projection humide doit impérativement être confiée à un professionnel formé.

Étiquettes:

Auteur : Claude Lefrançois

Consultant en entreprise pour l'isolation bio-sourcée, Spécialiste ouate de cellulose : analyse, formation, mise en œuvre. + d'infos : http://www.lefrancois-isolation.fr

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